Actuellement, nous proposons des permanences d’accueil toute la semaine, lors desquelles les femmes peuvent bénéficier d’un suivi individualisé, d'un soutien psychologique, avoir des renseignements sur leurs droits ou bien être orientées vers des partenaires, selon leur demande.

 

Vous pouvez venir nous rencontrer dans notre local à Gaillac, au 8 rue de la Madeleine :

- lundi de 9h00 à 17h00 / Suivi des enfants exposés aux violences de 14h00 à 19h00, sur rendez-vous

- mardi de 9h00 à 17h00

- mercredi de 9h00 à 17h00 / Suivi des enfants exposés aux violences de 14h00 à 19h00, sur rendez-vous

- jeudi de 9h00 à 17h00

- vendredi de 9h00 à 17h00 / Accompagnement administratif (logement et emploi) de 13h30 à 16h30, sur rendez-vous uniquement

 - le premier samedi du mois, sur rendez-vous, de 9h30 à 12h30

 

Les permanences délocalisées se tiennent:

- à Lavaur (Maison du Département), le 2ème lundi du mois de 14h00 à 17h00, sur rendez-vous

- à Graulhet (Centre social), le 3ème jeudi du mois de 9h30 à 12h00 (et le lundi, de 15h00 à 18h00 : suivi des enfants exposés aux violences)

- à Puylaurens (Maison du Département), un jeudi par mois de 14h00 à 17h00, sur rendez-vous

 

Et en pratique, comment cela se passe?

 

Si vous venez nous rencontrer pour la première fois, vous serez accueillie par un membre de notre association.

 

Votre demande et votre situation seront analysées dans leurs globalité (violences, logement, emploi, ressources), afin de vous apporter des informations sur vos droits ou vous orienter vers les interlocuteurs compétents pour que la prise en charge soit adaptée et spécialisée.

 

Ce premier accueil est très important à nos yeux car, très souvent, il constitue une première occasion pour vous exprimer sur vos difficultés, votre vécu ou les violences subies. Vous aurez face à vous une écoute professionnelle et bienveillante.

  

Ensuite, un premier soutien psychologique pourra vous être apporté par notre salairée, psychologue de formation, en favorisant l’expression et l’échange. Ce soutien psychologique peut intervenir à plusieurs niveaux.

 

Dans le cadre des violences, il s'agit tout d’abord de reconnaître les violences subies, les identifier et permettre que la culpabilité laisse place à la possibilité de se reconnaître comme victime. Nous aidons les femmes à prendre conscience de ce qu’elles vivent, en analysant la relation avec leur conjoint et les schémas installés parfois depuis des années. Les femmes peuvent ainsi identifier le cycle des violences dans lequel probablement elles se trouvent, comprendre l’alternance des périodes de crises avec celles d’accalmie, et surtout prendre conscience de la dimension sociale des violences conjugales.

 

- Ensuite vient un long cheminement pour se dégager de l’emprise et de la peur, et envisager peut-être une séparation. Préparer le départ est un travail de longue haleine. En effet, il faut que la femme soit « psychiquement » prête pour partir, qu’elle se sente capable et valorisée, les deux choses que les violences conjugales vécues ont mises à mal... Sans cette préparation, le risque est le retour futur au domicile conjugal, avec un sentiment d’échec et de dévalorisation encore plus important. Il s’agit également de renforcer l’autonomie de la femme, afin de privilégier un logement autonome et éviter le passage dans un centre d’hébergement d’urgence, que les femmes redoutent tellement. Mais nous en parlerons plus tard.

 

- Le troisième niveau d’accompagnement psychique (après l’indentification des violences et le départ), est la reconstruction personnelle. C’est probablement cette dernière étape qui prend le plus de temps, compte tenu de l’ampleur des conséquences des violences subies : problèmes de santé, troubles anxieux, dépressifs, baisse d’estime de soi... Se reconstruire, c’est avant tout se sentir capable de prendre des décisions, d’accomplir une tâche particulière, de mener à bien un projet... Nous essayons de remobiliser la capacité des femmes à élaborer un nouveau projet de vie, qu’il soit personnel ou professionnel. Il s’agit de rechercher avec elles les moyens de mettre en œuvre ce projet, et les soutenir tout au long de sa réalisation. Parallèlement, nous les aidons à donner du sens à ce qu’elles ont vécu, en se libérant de la culpabilité qui peut encore rester. Enfin, parvenir à accepter leur nouveau statut de monoparentalité et découvrir ses propres capacités éducatives, constitue également un élément de ce travail de reconstruction.

 

 En même temps qu’une aide dans le cheminement psychique, nous effectuons un suivi tout au long de démarches entreprises par les femmes. Ces dernières sont en effet multiples : sécurité physique, dépôt de plainte, logement/hébergement, prise en compte de la sécurité des enfants, conseil juridique, insertion professionnelle, isolement, reconstruction psychologique, santé...

 

 Tout au long de l’année, nous réalisons également plusieurs accompagnements physiques, pour soutenir les femmes et mieux les informer sur leurs droits :

 

- Accompagnements en commissariat ou en gendarmerie pour porter plainte, poser une main courante, ou encore à une confrontation avec le conjoint violent.

- Accompagnements chez l’avocat ou chez un juriste lorsque cette démarche semble compliquée pour la femme (en dehors des permanences avec notre avocate).

- Accompagnements dans les lieux d’hébergements d’urgence, si on ne peut pas les éviter.

- Accompagnements chez un médecin, afin d’établir un certificat médical.

- Accompagnements dans le cadre de difficultés liées à l’obtention d’un titre de séjour.